J’ai cessé de me soucier de mon travail, et je m’en porte mieux

Établir des limites de travail est nécessaire, mais pas possible pour tout le monde

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By Catherine Hurley, Emily Blagg, and Iris Thesmar

J’adorais mon travail au lycée. À 15 ans, c’était le moyen idéal de passer mes week-ends autrement vides. J’ai gagné de l’argent. Je me suis fait des amis et je suis restée tard au travail pour passer plus de temps avec eux. J’ai beaucoup appris sur mes collègues plus âgés et à quel point nos vies étaient différentes. 

C’était une expérience positive, mais je ne le referai pas.

Une mélange de plaisir authentique et de naïveté m’a amené à ignorer certains des problèmes flagrants qui m’entouraient. J’ai détourné les yeux lorsque mon responsable a dit aux employées adolescentes de pointer ses quarts de travail après avoir quitté le bâtiment. J’ai conseillé aux clients de garder leurs vestes à l’intérieur quand les températures descendaient en dessous de 30 degrés chaque hiver. J’ai nettoyé d’innombrables tas de dalles de plafond gorgées d’eau, sans jamais penser que je pourrais travailler quelque part sans un toit qui fuit.

J’aimais travailler et je ne voulais pas dire non si je pouvais m’en empêcher. Maintenant, j’aurais aimé l’avoir fait.

Depuis, j’ai appris qu’il n’y a rien de mal à travailler uniquement pour l’argent, et je pense que cela peut faire de vous un employé meilleur et plus heureux.

Selon le Dr. Kira Schabram, professeur à l’Université de Washington, “les incidences de burnout ont tendance à être plus haute chez les gens qui voit leur métier comme une aspiration, et pas seulement un paycheck.” Cela signifie que des professionnels comme les médecins et les enseignants sont plus fréquemment victimes d’épuisement lié au travail, probablement sous la pression de servir un plus grand bien. 

Pour moi, un travail à temps partiel coincé entre les cours et les activités extra-scolaires n’est pas une vocation et je ne me sens plus responsable de le traiter comme tel. Maintenant, au lieu de tout laisser tomber pour le travail, j’essaie de dire non quand je peux. Je ne place pas mon travail au-dessus d’autres engagements et personne ne devrait s’y attendre. Je me sens responsable de faire de mon mieux et d’aider mes collègues là où je le peux, pas d’aller au-delà.

Aligner mes niveaux d’engagement avec mes priorités a été un changement positif et je me trouve plus susceptible de travailler quand je n’ai pas l’impression de devoir chaque instant disponible à mon travail. 

 La pénurie de main-d’œuvre de ces derniers mois, palpable dans les allées vides des supermarchés et des restaurants en sous-effectif, traduit une volonté nationale d’un meilleur traitement sur le lieu de travail. Les gens ne sont plus prêts à accepter de bas salaires et peu de flexibilité de la part de leurs employeurs.

Le New York Times rapporte une augmentation de la consommation de drogue et d’alcool, de la douleur chronique, et du suicide parmi la classe ouvrière. Ceux dont la mobilité professionnelle est limitée sont plus susceptibles d’être exploités et d’en souffrir, mais ils ne devraient pas l’être.

Amy Michelle Smith a déclaré au Times en septembre qu’elle avait quitté son travail publicité très stressant pour se concentrer sur sa santé mentale.

 “Je me suis sentie comme ratée—comme quelqu’un qui ne pouvait plus supporter la pression, qui n’était pas suffisamment forte pour ce travail, simplement pour rechercher un métier qui priorise mon bien-être avant tout.” a-t-elle déclaré.

Bien que je croie aux avantages des limites du lieu de travail, je dis cela d’un point de vue très spécifique. 

 Si on me propose un quart de travail supplémentaire et que je ne veux pas travailler, j’ai le luxe de refuser. Beaucoup ne le font pas, et je reconnais que ma capacité à étouffer les revenus pour des raisons de limites impacte mon expérience sur le marché du travail. J’ai appris très tôt que mon travail au salaire minimum, utilisé pour payer l’essence, le déjeuner et les livres, était le même que celui utilisé pour subvenir aux besoins des familles entières—que dire non au travail n’est pas possible pour tout le monde. Cela ne devrait pas diminuer le besoin d’auto-représentation, mais souligner la nécessité d’un changement structurel du point de vue au travail.

 J’ai la chance, en tant qu’étudiante, que mon travail à temps partiel ne me maintienne pas en vie.

Si j’avais tout compris, je n’écrirais pas cet article entre clients lors d’un quart de travail de fermeture. Mais pour l’instant, cela fonctionne, et je crois que trouver des moyens de séparer vos obligations personnelles et professionnelles est la clé d’un lieu de travail heureux pour tous. 

  

Catherine Hurley peut être jointe à [email protected] et suivie sur Twitter @cath_hurley.

Emily Blagg peut être jointe à [email protected].

Iris Thesmar peut être jointe à [email protected]