Le processus de traduction du Collegian

Lisez le Collegian dans neuf langues différentes

Back to Article
Back to Article

Le processus de traduction du Collegian

By Translations Staff and French Staff

Hang on for a minute...we're trying to find some more stories you might like.


Email This Story






Qui sont les traducteurs et les éditeurs ?

Les traducteurs peuvent être des locuteurs natifs de la langue cible, des personnes dont c’est une langue d’héritage (une langue parlée dans le cercle familial mais avec peu d’expérience à l’écrit) ou encore des personnes qui apprennent ladite langue. Bien que tous les éditeurs actuels soient des locuteurs natifs, nous portons un grand intérêt aux expériences des langues cibles, que ce soit en milieu académique ou en immersion, lors des recrutements.

Quels articles sont traduits ? Quand sont-ils traduits ?

Chaque langue se voit attribuer un jour de la semaine, entre lundi et jeudi ; les plus grands départements, comme le département de français ou celui de chinois, travaillent sur deux jours. Les traducteurs choisissent chacun un article parmi ceux publiés dans le Collegian ce jour-là, en fonction de leurs propres centres d’intérêt et de l’importance des informations.

Le nombre d’articles traduits est déterminé par le nombre de traducteurs dans chaque département. Il y a par exemple quatre traducteurs pour le français, quatre articles seront donc republiés en français chaque semaine. Le japonais n’a qu’un traducteur, un seul article par semaine sera donc traduit en japonais. Un nombre croissant de traducteurs et d’éditeurs nous permettra à l’avenir de traduire un plus grand nombre d’articles. Chaque traducteur dispose d’environ 24 heures pour travailler sur son article avant de le transmettre à son éditeur.

« J’essaye de trouver le juste milieu entre l’intérêt que je porte à un article et son importance pour la communauté de UMass. S’il est à la fois intéressant et important, alors la question ne se pose même pas », a dit Jonathan Heinrichs, traducteur en chinois.

Couvrons-nous les flash infos ?

Oui. Lorsqu’il y a des flash infos, la section actualités envoie les articles au département de traduction. De là, les traducteurs peuvent s’atteler à la tâche seuls ou se partager le travail. Les éditeurs sont en contact avec leurs traducteurs pour s’assurer que les articles sont traduits le plus rapidement possible et pour répondre aux éventuelles questions que les traducteurs peuvent avoir au cours du processus.

Quelles méthodes utilisons-nous pour traduire ?

Tout d’abord, le traducteur lit l’article en entier pour bien comprendre le contenu dans son ensemble et l’intention de l’auteur. Ensuite, il commence un brouillon de la traduction paragraphe par paragraphe ou phrase par phrase. Le traducteur peut avoir recours à de la traduction littérale aussi bien que figurée, avant que le tout ne soit relu pour s’assurer que le sens et les idées sont retranscrites de manière naturelle dans la langue de destination. Par exemple « government shutdown » est un concept qui existe en anglais, mais pas en chinois. Afin de trouver un équivalent convenable, le traducteur doit lui-même comprendre la connotation ou l’idée sous-jacente.

« Tout dépend du contexte de la phrase, du paragraphe, voire de l’article. Certaines phrases peuvent être techniquement justes du point de vue de la grammaire et de l’orthographe sans pour autant communiquer correctement le message voulu par l’auteur. C’est pour cette raison que des services tels que Google Translate ne peuvent pas remplacer les traducteurs humains », a expliqué Drew Sullivan, traducteur en portugais.

Pour les mots ou expressions que les traducteurs ne connaissent pas ou qui sont difficiles à traduire, nous utilisons diverses ressources. Par exemple, Linguee et WordReference sont deux dictionnaires en ligne qui accompagnent la définition des mots avec de nombreux exemples d’utilisations et de traductions selon les contextes. De plus, chaque département de langue maintient son propre glossaire des expressions et termes techniques les plus récurrents dans les articles.

Nous encourageons également les traducteurs à s’entraider ou à demander de l’aide à leurs éditeurs, leurs camarades de classe, leurs amis, membres de famille ou toute connaissance maitrisant la langue visée.

Quel est le rôle des éditeurs ?

Les éditeurs sont principalement à l’affût des erreurs de grammaire, de style ou de sens.

Y a-t-il des fautes de grammaire ou d’orthographe ? Dans les langues romanes, comme le portugais, l’espagnol, l’italien ou le français, vient s’ajouter le genre des mots ; en allemand, les mots ont même trois genres.

Les idées présentées dans la version anglaise sont-elles correctement retranscrites dans la langue de destination ? Certains éditeurs, comme Adriana Rozas pour l’espagnol, choisissent de commencer par lire l’article traduit afin de vérifier qu’il se lit comme s’il avait été écrit à l’origine dans la langue de destination, avant de lire la version anglaise. D’autres préfèrent lire d’abord la version anglaise.

Xenia Ariñez de la Vega, éditrice en allemand et traductrice en espagnol, alterne entre les deux : « Pour les textes plus longs comme les tribunes libres, j’ai plutôt tendance à lire l’original en premier pour me faire une bonne idée du point de vue de l’auteur et du sujet de l’article. Pour les articles plus simples et factuels, je lis directement la traduction tout en vérifiant grâce à l’original que le message est respecté chaque fois qu’une phrase sonne un peu faux. »

De surcroît, nous couvrons depuis peu des sujets et des problématiques sensibles impliquant des actions ou des propos haineux qui n’ont souvent pas de traductions directes. C’est aux éditeurs de s’assurer que la gravité de ces événements est retranscrite de manière responsable et précise.

« Le plus dur pour moi est de traduire les propos haineux ou discriminatoires qui apparaissent régulièrement dans les flash infos. Nous ne connaissons pas très bien ces mots ou expressions car ils n’ont aucun équivalent en japonais. Malgré tout, je pense qu’il est important de trouver des moyens de les traduire ou de les expliquer afin que les étudiants puissent savoir précisément ce qu’il se passe à UMass », a dit Yurika Yamazaki, éditrice en japonais.

Face à ces problèmes, les traducteurs peuvent proposer une traduction littérale ou laisser le concept en anglais. Les éditeurs prennent alors le relais et décident de ce qu’il convient de faire, y compris s’il faut ajouter une explication du concept et de ses connotations entre crochets.

Pourquoi ces processus sont-ils importants ?

Les langues ont toutes leurs spécificités. En français, la distinction entre le discours formel et informel est beaucoup plus marquée qu’en anglais. Lors de la traduction des articles, et plus particulièrement des interviews, les éditeurs doivent par exemple juger s’il convient mieux d’utiliser le tutoiement ou le vouvoiement, à partir du contexte et de leurs connaissances des normes culturelles francophones. En japonais, les idées sont souvent exprimées de manière ambiguë, contrairement à l’anglais qui est plus direct. En chinois, il n’y a pas de conjugaison au passé ou d’accord au pluriel. D’autres concepts, comme des expressions marquant le temps ou la mesure, sont utilisés pour préciser le contexte.

« Toute cette préparation vise à assurer la précision des propos, chose la plus essentielle en traduction », a dit Ying Hua, éditrice en chinois.

Où les articles traduits sont-ils publiés ?

Vous pouvez retrouver toutes nos traductions sur dailycollegian.com. L’un des onglets en haut du site propose une liste déroulante de toutes les langues disponibles.

Les langues proposées sont-elles toujours les mêmes ?

Dans la partie anglophone du journal, tous les articles doivent être soumis à un processus d’édition en trois étapes pour pouvoir être publiés, ceci dans le but de garantir leur exactitude. Les articles traduits sont également soumis à certaines exigences de qualité. Afin de produire des traductions aussi fidèles que possible, il doit obligatoirement y avoir au moins un traducteur et un éditeur par langue. Certains de nos articles ont été proposés l’année dernière et le semestre dernier en coréen et en vietnamien, car nous disposions à l’époque d’un éditeur et d’au moins un traducteur. Actuellement, ces sections n’ont plus qu’un membre, voire aucun, mais nous voudrions relancer la publication.

Le département de traduction peut être contacté à [email protected]

Édité par : Florent Charrier, Drew Horton

Traduit par : Florent Charrier